Fév 27 2008

Photoshoot avec Mathieu Lecoffre

Publié par à 12:24 dans Shooting photo

Photo RiderRécit d’un photoshoot avec Mathieu Lecoffre photographe amateur et passionné,

Passionné de sports de glisse et plus particulièrement de sports d’hiver, j’ai, depuis cette saison, l’occasion de faire des photos pour le site Internet d’une entreprise concevant les Freestyle parks dans nos stations françaises.
La société HO5 Park (pour ne pas la citer) organise régulièrement des événements, soit sur les zones Freestyles habituelles, soit exceptionnellement dans des endroits insolites

Voici le journal de bord d’une journée bien remplie :

Vendredi – réveil 8h30 :

« C’est le moment de préparer toute les affaires pour la journée. Sachant que la veille au soir tout ce qui est batteries ou accus a été mis en charge, les cartes mémoires vidées pour éviter les problèmes durant la journée… Je rappelle qu’il va falloir transporter tout son matériel sur son dos dans un sac, car pour atteindre l’endroit prévu il va falloir chausser les skis !! Il s’agit donc d’être très méthodique dans la préparation du matériel pour ne rien oublier »

Saut riderVendredi – arrivée sur le spot 10h :

« Rien ne sert d’arriver trop tôt, on est encore en plein hiver et le soleil ne montre son nez dans les vallées qu’en milieu de matinée. De plus, le planning de la journée prévoit une séance photo de nuit donc autant s’économise pour être en forme le soir !

Arrivé sur le spot, rien ne sert de se précipiter sur son matériel, il vaut mieux poser son sac et faire un tour du spot pour repérer les bons points de vue et guetter le soleil pour évaluer les expositions toute au long de la journée. »

Vendredi – arrivée des riders sur le spot 11h :

« Rien ne sert d’arriver trop tôt !!! Les riders le savent et du coup ils n’arrivent que vers 11h !! Le café est bu, le matériel bien disponible dans le sac à dos, c’est le moment de commencer les hostilités et surtout de bien observer les riders. En effet, une des conditions primordiales pour réussir des photos dans ces conditions est de savoir se positionner par rapport à la figure que va faire le rider. Ainsi, cela permet de faire le tri parmi les cadrages imaginés lors du premier repérage.

Photo RiderLe shooting commence alors et les premiers tris commencent également. Les photos faites pour ajuster l’exposition, la mise au point, le cadrage ne sont pas utiles et prennent de la place pour rien sur les cartes mémoires. Le problème de stockage des photos se pose moins pour les antis RAW, mais pour ma part je préfère garder la possibilité de modifier certains paramètres tels que la balance des blancs durant le post traitement des photos. Ceci évite également de se poser des questions sur la balance des blancs à appliquer lors de la prise de vue. Il suffit de se mettre en automatique et d’ajuster ensuite par informatique.

Sur cette scène, les riders évoluent sur des modules à des vitesses inférieures à des sauts classiques, il est donc envisageable pour les détenteurs de boitier proposant des séquences à 3im/s de réaliser quelques rafales. Mais, il est aussi important de savoir que très souvent, l’instant qui fera une belle photo nécessite un déclenchement précis. Pour cela, une séquence à 3im/s sera insuffisante, il est donc préférable de rester en single shoot.
Si votre matériel vous le permet, privilégiez des cadres avec différentes focales, du super grand angle au téléobjectif, cela diversifie les résultats finaux. De plus, dans ce genre de shooting, ne pas oublier l’environnement dans lequel les riders évoluent. On appelle ça le « lifestyle », c’est destiné à représenter l’ambiance du spot et très souvent les situations à photographier ne manquent pas !

Rider slide

Vendredi – Disparition du soleil 16h30 :

C’est le moment de laisser les riders faire une bonne pause et commencer à imaginer ce qu’ils vont faire pour la session de nuit. Pour les photographes, c’est le moment de sortir les flashs et d’évaluer la lumière grâce aux spots qui arrivent. Une mise au point entre photographe est nécessaire pour se mettre d’accord sur les canaux à utiliser pour les commandes de flash radio.

La session peut donc commencer et même si la fatigue commence à se faire sentir, c’est souvent dans ces moments là qu’on a les plus belles images à faire.

L’avantage ce soir là, fut que les riders évoluaient tous au même endroit au même moment à cause de l’emplacement des spots installés. Après quelques coupures d’électricité classique, l’exploitation du spot passe et les températures baissent ! Il ne fait pas plus que -10°C et les batteries voient rouge. Alternez donc régulièrement en les stockant dans une poche proche de votre peau et je vous laisse deviner la meilleure technique pour les garder au chaud !

Il est maintenant pas loin de 11 heures, l’heure de rentrer car la fatigue et la faim commence vraiment à se faire sentir pour tout le monde. C’est une bonne grosse journée de travail entre potes comme j’ai la chance de pouvoir vivre…

…elle se suivra d’une bonne journée de tri, retouche…

Nuit Rider

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