jan 31 2010
Interview de Romain B
- Bonjour Romain, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes?
Bonjour ! Donc je m’appelle Romain. J’ai 21 ans et je vis en Belgique. J’ai commencé la photo en amateur il y a un peu plus de deux ans, lors de l’achat de mon premier reflex. En dehors de tout ça, j’ai suivi une formation d’éducateur spécialisé et m’apprête à entamer des études en psychologie.
- Très bien. Pour rentrer directement dans la vif du sujet, pouvez-vous nous parler d’un projet qui vous tient à coeur : « 60 quotes project » ?
Bien sûr. Ce projet, comme son nom l’indique, est de réunir une série de 60 photos contenant des citations, sur base de thèmes imposés. J’ai entrepris de réaliser celui-ci fin septembre 2009. Mon objectif initial était de mettre sur pied un travail me permettant, d’une part, de montrer mon travail au public, mais également de donner une motivation à mes photos. En effet, chaque photo me force à effectuer une recherche, autant pour l’image que pour la citation qui l’accompagne. Je ne peux pas nier l’influence des nombreux projets « 365″, tels que celui de Dustin Diaz, qui m’ont fortement motivé à me lancer dans ce genre d’activité.
- Mais de quoi partez-vous initialement? De la photo? Ou de la citation? Ou un mix des 2?
Je me suis imposé une série de thèmes avant de commencer le projet. Je choisis l’un d’eux, puis une citation, et enfin je l’illustre. Parfois, je sais déjà quelle image je veux et je choisis la citation en fonction d’elle.
- Quel matériel utilisez-vous (boîter, optique, lumière…) ?
Actuellement, j’utilise un canon 40d, et un 400d comme boîtier de secours. Coté optiques, je dispose d’un 50mm f:1,4, d’un 70-200 f:2,8 et d’un 18-55. Pour l’eclairage, un speedlite 580ex II, un st-e2 pour le déclencher à distance, et un parapluie convertible 43″. Pour les accessoires, un intervallomètre, un trépied, et surtout un sac lowepro vertex 300. Beaucoup de mes photos se font dans la rue et il est indispensable que je puisse déplacer l’ensemble de mon matériel en une fois.
- Je remarque que vous n’avez pas de site internet propre, est-ce un choix ou un manque ponctuel?
Un manque ponctuel ! Je n’ai pas encore eu le temps de le terminer. Mon site est néanmoins accessible sur www.b-romain.net
- Sur les 19 photos qui composent pour le moment votre série, pouvez-vous nous présenter 2 ou 3 photos (avec traduction en français ), les conditions de prise de vue… ?
Commençons par la 17ème : « Never look back unless you’re planning to go that way » que l’on pourrait traduire par « Ne regardez jamais en arrière à moins que ce ne soit pour emprunter cette voie ». Je savais précisément quelle image je voulais ramener avec moi ce soir-là. Le thermomètre affichait -8°, mais cela ne m’a pas empêché de sortir pour chercher le coin idéal. Cette soirée m’a marqué pour deux raisons.
La première est que, après avoir commencé la prise de vue à un endroit, je me suis vu obligé d’arrêter à cause d’un marathon ! J’ai donc dû migrer vers un terrain plus calme.
La seconde est la neige. Au début de la prise de vue, il s’est mis à neiger abondamment. J’ai dû proteger rapidement mon boîtier avec mon écharpe et faire la photo en vitesse avant de tout remballer.
Bilan : Un bon gros rhume, mais rien de cassé.



La 18ème photo : »He who profits by a crime commits it » que l’on pourrait traduire par « Celui qui profite d’un crime le commet ». J’avais déjà l’image en tête pour celle-ci aussi. Pour ceux qui se poseraient la question : Non, le liquide rouge sur le couteau n’est pas un montage. La préparation du matériel a commencé dans ma cuisine, avec du ketchup et de la sauce soja. Quand on fait des photos dans la rue, et particulièrement avec un parapluie, les gens ont tendance à être interpellés et à venir poser des questions. Malheureusement, le couteau ne les arrête pas. Les curieux sont un problème majeur quand on fait ce genre de photos en extérieur. Des attroupements se forment, les gens ne vous laissent pas nécessairement tranquilles, et parfois on ne se sent vraiment pas en sécurité.
La 10ème photo : « Either you run the day or the day runs you » pour laquelle je n’ai pas de traduction française vraiment correcte, mais qui est assez analogue à « manger ou être mangé ». Je ne suis pas très équipé en matériel de studio pour faire ce genre de photos. J’ai donc, comme à l’accoutumée, dû prévoir des solutions de fortune. J’ai recouvert le sol de la pièce de feuilles blanches pour avoir une teinte uniforme. Les traits blanchâtres du fond sont un emballage rigide en plastique. Les lumières bleutées viennent d’une décoration de Noël. Le flash, lui, trône à l’arrière et a été placé volontairement dans cet axe pour causer le flare que l’on voit devant wall-e. Notez que récemment, je me suis mis à partager des photos des setups de mes prises de vues.
Des images montrant comment les photos ont été prises pour la 17 et 18ème sont en ligne sur flickr.
- Je laisse les lecteurs découvrir votre travail sur flickr. Merci beaucoup pour avoir pris du temps pour répondre à mes questions. Je vous laisse le mot de la fin, un message à faire passer peut être ?
C’est moi qui vous remercie de m’accorder audience. Un grand merci à ma modèle attitrée, que l’on voit dans les photos 2, 6 et 7, qui n’est autre que ma compagne et qui subit toutes mes lubies avec le sourire !
Et surtout : Longue vie à Photo-scope !
