Interview de Virginie Vanos

14 janvier 2008 6 Par vincent

Virginie Vanos– Bonjour Virginie, pourriez-vous vous présenter en quelques lignes et nous dire comment vous êtes venue à faire du mannequinat ?
Au départ, je ne pensais pas du tout me lancer dans cette voie. Au bout de 5 ans, je sais que j’y ai pris goût, mais je suis toujours incapable de vous dire pourquoi j’ai commencé. Sans doute un peu par défi, sans doute pour travailler aussi dans un domaine parallèle à mon secteur d’origine (j’ai fait des études supérieures en art dramatique, mise en scène et scénographie).

– Quelle est pour vous la photographie que vous aimeriez réaliser ?
La photo de mes rêves serait celle qui me ressemblerait vraiment, tant au niveau de l’enveloppe physique qu’au niveau moral et psychologique. Mais comme j’ignore qui je suis, je pense que cette photo idéale n’est pas encore prêt d’exister!

– Quelles qualités faut-il avoir selon vous pour être un « bon » mannequin ?
Bon, il ne faut pas voiler la face, la première nécessité est d’avoir un physique agréable. Mais ce n’est pas tout, loin de là. Je crois que l’expressivité est elle aussi essentielle. Et au niveau mental, je pense qu’une bonne dose d’auto-discipline, une peau de rhinocéros (totalement imperméable vis-à-vis des critiques, mais aussi à l’égard des compliments!) ainsi que pas mal de recul peuvent énormément aider au bon développement d’une carrière.

Virginie trajédienne– Quels conseils donneriez-vous à un mannequin débutant dans le métier ?
Je vais sans doute paraître sévère à l’égard de mes jeunes consoeurs, mais mes conseils seraient plus suivants: lisez, et pas seulement « Jeune et Jolie », instruisez-vous, évitez le manque de ponctualité, cette horreur qu’est le langage sms et faites des études: la photo, ce n’est ni le début, ni la fin de tout, et la plupart des photographes préfèrent bosser avec une jeune femme qui en a un minimum dans la tête plutôt qu’avec une andouille qui ne sait parler que de fringues, de maquillage et des ennuis qu’elle a avec son mec du moment.

– Avez-vous une anecdote sur un shooting à nous raconter ?
Je pourrais raconter la fois où je me suis retrouvée enduite de la terre glaise de la tête aux pieds (2 douches, 3 bains et 3 lavages de cheveux pour tout faire partir), la même, version paillettes de Noël; le coup du cirage sur le visage (j’ai dû me frotter à l’acétone et à la brosse à ongles pour enlever cette crasse). Le jour aussi où je me suis auto-assommée avec une poutre. Et enfin, je demande pardon pour la millième fois au photographe à qui j’ai fichu accidentellement un coup de boule. Le pire, c’est que ça s’est produit une semaine après la fameuse coupe du monde de football!

Virginie– Pouvez-vous nous parler d’une expérience en tant que modèle dont vous êtes la plus fière ?
Vous allez trouver cela étrange, mais je ne suis jamais fière de ce que j’ai réalisé. Je peux être contente, voire extrêmement satisfaite, mais fière, ça non… Ce n’est pas dans ma nature trop calme et trop posée.

– Pour quel photographe aimeriez-vous poser ?
Philippe Bousseau fait partie de mes « photographes rêvés », de même que Serge Menville, Thai-Son Richardier, Pascal Abadie et tant d’autres…

– 3 sites internet d’amis sur le web ?

– 3 sites photos incontournables ?

– Une question que vous auriez aimé que je vous pose (et sa réponse) ?
-Quel serait, à vos yeux, le photographe idéal?
-Pour moi, il n’y a pas de photographe idéal, juste une façon de photographier qui pourrait l’être. Ce photographe-là voit l’image finale sans vraiment voir le modèle, tout en collaborant de façon active. Il a un univers bien à lui, qui n’est pas opaque pour autant. Et il ressemble à mes amis Frédéric Karikese, Frédéric Colson, Pascal Humez, Yves Cambier ou Laurent Delbart, voire à mon compagnon, Julien Bonicki.

Virginie Vanos vit à Bruxelles la plupart du temps mais réside plusieurs mois par an en Haute-Savoie ainsi que dans le Var. Mais elle se déplace partout en Belgique, en France, en Suisse et au Luxembourg, si les frais de déplacement sont payés. Virginie ne pose que contre rémunération, mais toujours dans la joie et la bonne humeur!
Son site en tant que modèle : www.virginievanos.jepose.com
Son site en tant que photographe: www.virginievanos.ovh.org

Crédit photographique : Dominique Tomasso – François Benveniste – Fab Chatelain